4 exemples originaux pour améliorer ses techniques de coaching

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Techniques de coaching : entrainement des orquesVous êtes-vous déjà demandé comment font les coachs pour entrainer des orques à sauter en dehors du bassin ? C’est quand même incroyable que d’arriver à faire cela à des animaux marins qui pèsent plusieurs tonnes et qui d’un seul geste pourraient briser une personne.

Entre amis ce genre de questions peut facilement tourner au ridicule : quelqu’un pourrait facilement répondre que le coach se déplace en haute mer, observe les orques et lorsqu’il en voit un qui saute en dehors de la surface d’eau il l’embauche. Avouons que ce serait le monde idéal …

Pourtant les aquaparcs ne recrutent pas en haute mer des orques artistiques et malgré cela, nous assistons à des spectacles et des figures magnifiques (abstraction faite du débat sur la qualité de vie des animaux en milieu fermé).

En réalité les coachs placent une corde dans le bassin et lorsque l’orque la traverse il obtient une récompense. A votre avis, est ce qu’ils placent cette corde à 1 mètre au dessus de la surface d’eau et ils disent à l’orque de sauter ? Certainement pas … Les coachs commencent par placer une corde au fond du bassin. Lorsque l’orque la dépasse il obtient une récompense. Puis au fur et à mesure, les coachs remontent cette corde jusqu’à ce que l’orque commence à graduellement sortir son corps en dehors de l’eau et plus tard carrément sauter en dehors du bassin.

D’un point de vue éthique, pouvons-nous transposer cette technique utilisée par des coachs d’aquaparcs au domaine professionnel ? D’un point de vue personnel, je m’estime redevable à plusieurs dizaines de mentors qui m’ont aidé à progressé dans divers domaines professionnels grâce à cette méthode. Aucun d’eux ne m’a jamais dit : « Tiens, aujourd’hui je vais utiliser la technique de dressage des orques avec toi et je vais te coacher … ». Cependant, jour après jour, mois après mois, … on me donnait des challenges nouveaux et des missions nouvelles. Je me souviens de la première fois où j’ai présenté un document à un directeur puis plus tard à un client puis plus tard à un client anglais puis plus tard … Au fur et à mesure on montait la barre.

La zone de confort:

Pdiagramme-peut-fairelus tard, un de mes mentors m’ a un jour montrer le diagramme ci-contre. Il m’a dit ta mission au sein de cette entreprise est dans le premier cercle : ce que tu « dois faire ». Tes compétences sont dans le deuxième cercle « ce que tu peux faire » et enfin en troisième lieu ce que tu « veux faire ».

Le carré rouge montre quelqu’un qui ne fait que ce qu’il aime bien faire. Tu n’apprendra pas grand chose et voir même tu travaillera en « sous-régime ». Le carré bleu est quelqu’un qui fait ce qu’il aime bien, ce qu’il doit faire et ce qu’il peut faire … c’est plutôt positif. Le carré vert montre quelqu’un qui sort de sa zone de confiance et qui va au-delà de juste « ce que je veux faire ». Néanmoins, il reste toujours dans la zone de ce qu’il maitrise (ce qu’il peut faire). Là où je veux que tu sois est le carré jaune : à la limite de ce que tu « peux faire »‘ … explorer cette zone encore inconnue ou tu découvrira de nouvelles compétences.

L’éléphanteau:

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Ce même mentor continua sa logique en m’expliquant l’idée selon laquelle nous sommes les prisonniers de notre zone de confiance. Il m’évoqua le cas des éléphanteaux de cirque.  Lorsqu’ils sont bébé, les éléphants sont attachés par une chaine. Ils ont beau tirer dessus, ils n’arrivent pas à la l’arracher.

Des années plus tard, lorsqu’ils pèsent plusieurs tonnes et qu’ils sont bien plus fort ont continue de les attaché avec une chaine. Malgré qu’ils aient la force de tout arracher, il ne le font pas car on les a conditionné qu’ils ne pourront jamais se détacher de cette chaine. C’est un peu la même chose avec la zone de confiance.

Bien entendu, on ne peut pas dire à un orque de sauter à deux mètre de la surface de l’eau sous prétexte qu’il faut qu’il aille au delà de sa zone de confiance. Il faut l’y amener. De même, un orque qui se dit qu’il pèsent plusieurs tonnes, que c’est un mammifère marin et que jamais de mémoire d’orque il n’a vu des compères faire des sauts artistiques en dehors de l’eau … ce sera un orque qui reste cloitré à sa zone de confort.

Apprentissage de vélo:

apprendre-enfant-velo-630x288Enfin, pour finir, ce qui a été décrit au sein de cet article n’est ni plus ni moins que le comportement de parents vis à vis de leur enfant. Lorsqu’on lui achète un vélo, on ne dit pas à un enfant maintenant je t’inscrit au tour de France. D’abord on le laisse jouer avec les 2 petites roues à l’arrière qui le maintiennent sans tomber. Puis on en enlève une puis on enlève la deuxième puis quelques années plus tard on offre un mini-VTT, puis un VTT …

Conclusion:

Pour conclure, le coaching consiste en une approche échelonnée où à chaque itération le mentor cherchera à faire progresser son collègue. Bien entendu, il reste tellement à dire à ce sujet: j’espère que ce sera à l’occasion  d’un article futur. Pour pousser votre lecture plus loin, il existe différents ouvrage : l’exemple de l’orque est extrait de l’excellent ouvrage de Ken Blancherd « One Minute Manager« .

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