PSA recrute Carlos Tavares, l’ex-numéro deux de Renault

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S7-Carlos-Tavares-aimerait-diriger-GM-ou-Ford-88598Impossible de passer à côté de la nouvelle d’hier soir, Carlos Tavares passe chez PSA. Toutes les grandes chaines ont en parlé. Le Figaro l’annonçait déjà le week-end dernier, lundi c’est confirmé.

Annoncé tour à tour sur le départ pour d’autres constructeur notamment Aston Martin (voir article du 27/09/13 Tavares à la tête d’Aston Martin ?), Tavares est finalement recruté par PSA.

«PSA a besoin d’un patron venant de l’automobile, qui ait les épaules assez larges pour vendre, le cas échéant au marché, l’augmentation de capital qui se prépare», explique un proche du dossier. Carlos Tavares répond à cette double exigence. Car l’ex-numéro deux de Renault est «tombé dans l’automobile quand il était petit»: il avait rejoint la marque au losange à l’âge de 23 ans. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il a publiquement affiché cet été ses ambitions: devenir PDG d’un groupe automobile. Une déclaration fracassante dont Carlos Ghosn a tiré les conséquences en le démissionnant. Depuis, le nom de l’ambitieux patron d’origine portugaise a souvent été cité, chez General Motors ou encore chez Aston Martin. Carlos Tavares devrait donc finalement rester en France.
«Son recrutement lève une hypothèque sur la gouvernance future du groupe. Et c’est un nom sur lequel les investisseurs pourraient être prêts à miser», confie un bon connaisseur du groupe. Autant dire que l’arrivée de Carlos Tavares pourrait relancer les spéculations sur l’avenir de PSA. Les débats se focalisent sur une alternative, avec de nombreuses variantes: soit le constructeur lance une augmentation de capital réservée à l’État français et au chinois Dongfeng, avec lequel il nouerait un partenariat renforcé, soit il ouvre cette opération à tous, ce qui limiterait le poids du groupe chinois et laisserait plus d’options ouvertes pour l’avenir. Dans les deux cas, il faudra lever 3 à 4 milliards d’euros – des cessions d’actifs pouvant compléter l’apport d’argent frais.

Selon un proche du dossier, c’est Philippe Varin lui-même qui a enclenché le processus. À 61 ans, celui qui dirige le groupe depuis près de cinq ans a immédiatement besoin de renfort pour gérer PSA au quotidien, tandis que lui-même est monopolisé par les négociations en cours sur l’augmentation de capital et les partenariats stratégiques du groupe. Des négociations qui lui font parcourir le monde, de Detroit à Pékin, à un rythme effréné et qu’il veut mener à leur terme. Ensuite, Philippe Varin souhaiterait passer le témoin une fois ces opérations réalisées. En participant au choix de son successeur, il réussirait une sortie par le haut, qui n’était pas acquise au vu des tensions qui ont émaillé sa relation avec la famille Peugeot, actionnaire de référence du groupe.

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