“Psychologie du travail” (2ème partie) : l’esprit cartésien

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Comme je l’écrivais dans mon article “Psychologie du travail : la grande oubliée des écoles d’ingénieurs », une des faiblesses de personnes ayant suivi des études techniques est la psychologie au travail. Voici l’histoire de Sandro & Julie qui illustre assez bien les limites de l’esprit cartésien au travail.

La rencontre:

Sandro est jeune, séduisant, diplômé et travaillant dans le secteur des services. Julie est à son image : intelligente, belle et dynamique.

Après quelques sorties entre amis, Sandro est convaincu qu’ils sont faits pour vivre ensemble. Julie n’est pas contrariée de cette idée : elle estime également qu’ils ont toutes les chances de former un jeune et heureux couple.

Étant tous les deux des personnes cartésiennes et ayant tous les deux vécu des déceptions relationnelles par le passé, ils décident d’un commun accord d’étudier de manière rationnelle et factuelle leur relation  naissante. Pour se faire, et avant de décider de se mettre ensemble, ils décident de lister :

  • leurs points communs
  • leurs projets de vie et aspirations futures
  • les aspirations de leurs familles
  • leurs projets de carrière
  • les endroits qu’ils aiment, qu’ils détestent, …

Tout semble indiquer que Sandro et Julie sont vraiment fait pour vivre ensemble.

L’envol :

Sur le papier tous les indicateurs sont au vert. Sandro étant en déplacement pour quelques semaines et Julie ayant une grande charge de travail en ce moment, ils décident d’un commun accord de se mettre ensemble à la fin du mois suivant. Une telle décision peut paraître peu commune pour certains mais pour le futur couple elle est tout à fait logique.

Pourtant, durant cette période Julie va rencontrer un vieil ami : en moins de 10 minutes ils sont ensemble.

Moralité: nous avons tous besoin de rêve

Julie a succombé à quelqu’un qui lui a simplement dit qu’il n’a pas de modèle mathématique pour leur relation mais qu’il lui promet qu’elle ne s’ennuiera jamais. Il conclut en disant : « Cela ne t’engage à rien ! ».

Moralité de l’histoire : nous avons tous besoin de rêve.

Cette conclusion est valable également pour le domaine professionnel. Nous avons tendance à considérer nos collègues d’un point de vue purement professionnel et oublions que ce sont des personnes telles que vous, moi, Sandro et Julie : nous avons tous besoin de considération, d’amour, d’attention et de rêve.

Combien de fois n’avez-vous pas demandé un planning sans même réfléchir si la personne en face de vous est heureuse dans son couple, avec ses enfants, dans sa santé …

Lorsque vous rencontrez pour la toute première fois un nouveau collègue, un client ou un fournisseur, êtes-vous intéressé par sa liste des tâches à faire ou biende connaitre la personne et de savoir qu’elle va bien ?

Conclusion:

L’atteinte des objectifs se fait à travers le travail d’équipe.

Le travail d’équipe nécessite une cohésion sans faille.

La cohésion entre les membres d’une équipe ne peut se faire à travers un esprit cartésien exclusivement (ex: « Si tu fais ta to-do liste. Si je fais ma to-do liste. Alors nous atteindrons nos objectifs. »).

La cohésion dans une équipe est à l’image de Sandro et Julie : elle se fait à travers une empathie et une considération véritable entre les membres.

Alors … souriez ! Le sourire est la seule émotion positive de votre visage. Le sourire est inné car il apparaît chez les enfants sourds et muets. Le sourire « véritable » est la plus belle preuve d’empathie envers vos collègues.

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