« Psychologie du travail » : la grande oubliée des écoles d’ingénieurs

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Tout d’abord bonne année à tous : prospérité, santé et bonheur. Malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de publier des articles fréquemment ces dernières semaines mais me voici de retour !

L’objet de cet article s’articule autour de la « Psychologie au travail » ainsi que sa faible présence dans les écoles d’ingénieurs (et éventuellement au sein d’autres formations).

Avouons une chose, les premières années suivant l’embauche sont des années d’apprentissage et de progrès. D’une part, la nouvelle recrue apporte un air frais à l’entreprise et d’autre part elle apporte (par moment) des connaissances nouvelles apprises sur les bancs de l’école. Pour les plus talentueux, les plus motivés, les plus assidus au travail, le résultat est une promotion, une augmentation, de nouvelles responsabilités.

Or, après trois/quatre ans d’expérience, il ne s’agit plus de compétences mais de comportement. Effectivement, la gestion de projet ne consiste pas uniquement à asseoir son autorité sur des compétences techniques. La réussite d’un projet dépend très largement de notre communication (de notre attitude) avec nos collègues, nos clients, nos supérieurs.

J’ai intentionnellement choisi l’illustration de cet article : un supérieur touchant l’épaule d’un collègue. Ce geste a l’air anodin mais figurez-vous que lors d’un sondage de satisfaction, un premier groupe (dit de contrôle) répondait aux  questions de manière normale, un second groupe se voyait poser une main sur l’épaule avant le début du sondage. Il va sans dire que les résultats du second groupe étaient beaucoup plus positifs que ceux du premier. Je vous assure que si je cite cet exemple c’est que je l’ai vu de mes yeux au cours d’une réunion de travail il y a quelques années.

C’est ce que j’appelle la psychologie au travail et également ce que je considère comme étant la grande oubliée de notre formation technique.

L’exemple précédent n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Le dernier livre que je me suis procuré (je ne l’ai pas encore lu) s’intitule « How to be assertive in any situation« . Certains d’entre vous connaissent peut-être le mot « Assertivité ». Personnellement, je ne le connaissais pas et voici ce que je trouve sur le net (Source Wikipédia):

Dans le cadre des relations humaines, l’assertivité désigne un comportement ou une attitude qui s’appuie avant tout sur le refus d’avoir recours aux trois comportements types à effets négatifs que sont :
– les comportements d’agression (ou de domination par la force) ;
– les comportements de soumission, qui peuvent se matérialiser par la fuite ou l’abandon ;
– les comportements de manipulation (ou de domination par la ruse), parfois exprimés sous forme de manipulations mentales.

L’assertivité, ou avoir un comportement assertif, est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres. Elle correspond à une attitude de fermeté par rapport aux événements et à ce que l’on considère comme acceptable ou non, de façon à développer des relations plus harmonieuses.

L’assertivité, c’est tout à la fois la prise de conscience et l’affirmation de ses propres limites.

Le psychologue new-yorkais Andrew Salter aurait introduit ce concept dans la première moitié du XXe siècle. Cette méthode aurait également été largement utilisée par la communauté afro-américaine pour défendre leurs droits.

A quoi cela vous fait penser ? Cette méthode ne vous fait-elle pas penser à votre collègue Alpha qui ne s’emporte jamais devant un supérieur ? Au responsable client du deuxième étage qui malgré les propos durs de son client trouvera toujours l’approche idéale pour faire revenir son interlocuteur à la raison ?

Cela ne vous fait-il pas penser également à telle personne connue pour être une grande manipulatrice (voir l’ouvrage « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens« ). Car la manipulation est également une méthode de communication non-agressive mais cependant c’est une domination par la ruse.

A la lumière de ces quelques exemples, croyez-vous que la « psychologie au travail » ou bien encore la « psychologie sociale » est assez traitée au sein de formations techniques ? De mon humble avis … une marge de progrès existe encore !

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